Laurentine Mbede laisse derrière elle une ligne claire : celle d’une parole constante, droite, sans détour. Son discours d’ouverture de la session parlementaire de mars 2024 restera comme son testament politique.
Elle y dénonçait l’absentéisme parlementaire, appelait à la responsabilité collective et rappelait que la légitimité politique se pratique plus qu’elle ne se proclame. Militante du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), elle incarnait une loyauté sans soumission.
Elle exhortait Elections Cameroon et le Conseil constitutionnel du Cameroun à respecter scrupuleusement la loi, convaincue que la crédibilité démocratique repose autant sur les textes que sur les comportements.
À la commission des affaires étrangères, elle défendait une diplomatie parlementaire mesurée, attachée à la souveraineté du Cameroun et ouverte au dialogue. Son héritage n’est pas celui des ruptures spectaculaires, mais celui de la constance, du courage et du respect des institutions.

