Le 2 janvier 2026, la Guinée Équatoriale a franchi un tournant historique en transférant officiellement sa capitale de Malabo à Ciudad de la Paz, située dans la province de Djibloho. Ce projet ambitieux, porté par le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, symbolise un virage stratégique vers la décentralisation et un développement plus équitable du pays. Plus qu’un simple déménagement géographique, Ciudad de la Paz incarne une vision audacieuse et visionnaire, centrée sur la modernité, la sécurité et le développement durable, posant ainsi les bases d’une capitale modèle pour le futur.
Une Capitale Stratégiquement Positionnée pour l’Avenir
La localisation de Ciudad de la Paz au cœur de la forêt tropicale équatoriale, à une distance centrale d’à peine trois heures des principales régions du pays, répond à des impératifs sécuritaires et logistiques. En éloignant la capitale des menaces maritimes, le gouvernement cherche à garantir la sécurité des institutions nationales, tout en optimisant l’accès à chaque coin du pays. Ce déplacement géographique n’est pas seulement motivé par la protection des pouvoirs centraux, mais aussi par une volonté de rééquilibrer la répartition du pouvoir et des ressources.
En effet, Malabo, l’ancienne capitale, était devenue surpeuplée et difficile à gérer en raison de sa proximité avec l’océan Atlantique. Cette délocalisation représente donc une tentative de répondre aux défis de l’urbanisation et de la centralisation excessive. Le choix de déplacer la capitale vers l’intérieur des terres vise aussi à lutter contre les déséquilibres hérités de la période coloniale espagnole, où le développement des zones intérieures du pays était souvent mis de côté. Désormais, chaque région, et notamment les zones rurales, pourra espérer bénéficier plus équitablement des richesses nationales, en particulier celles provenant du secteur pétrolier.
Au-delà de la stratégie sécuritaire et géographique, le projet s’inscrit également dans une vision de décentralisation du pouvoir. Il s’agit de réduire la pression exercée sur une capitale unique, souvent incapable de répondre aux besoins croissants d’une population en pleine expansion. En créant une nouvelle capitale, le gouvernement ambitionne de redistribuer les ressources et d’apporter une meilleure gouvernance aux régions intérieures, tout en favorisant un développement plus équilibré.
Un Chantier Pharaonique au Service du Développement Durable
Le projet Ciudad de la Paz ne se limite pas à la relocalisation des institutions. Il s’agit d’un véritable chantier de modernisation urbaine, conçu pour accueillir 200 000 habitants dans un environnement de vie agréable et durable. Ce projet colossal prévoit la construction de palais présidentiels, de parlements, d’universités, d’hôpitaux, de centres commerciaux et d’autres infrastructures publiques destinées à améliorer la qualité de vie des citoyens.
Financé par les revenus du secteur pétrolier, ce projet vise également à diversifier l’économie du pays, en réduisant sa dépendance aux hydrocarbures. En parallèle, le gouvernement met en place des mécanismes pour créer des milliers d’emplois, notamment dans les secteurs de la construction, de la santé, et de l’éducation. Ces projets, destinés à doter la capitale de toutes les infrastructures modernes, devraient permettre à la Guinée Équatoriale de connaître une croissance soutenue dans les années à venir, tout en consolidant sa stabilité politique et sociale.
Ce chantier ne se limite pas à des aménagements physiques, mais inclut également des initiatives fortes en matière de développement durable. La ville est conçue comme un modèle d’urbanisme vert, intégrant des énergies renouvelables, des espaces verts et des transports bas carbone. Ciudad de la Paz incarne ainsi un symbole de modernité durable. Sa construction repose sur la volonté de répondre aux défis environnementaux actuels, notamment ceux liés à l’urbanisation rapide et à l’épuisement des ressources naturelles. La ville sera donc équipée de systèmes permettant de minimiser l’empreinte écologique, tout en assurant une croissance urbaine équilibrée.
Ciudad de la Paz, bien plus qu’une simple capitale, représente un symbole de progrès durable pour la Guinée Équatoriale. Ce projet ambitieux, tant sur le plan économique que politique, vise à redéfinir la structure du pays tout en mettant l’accent sur la résilience et la durabilité. Il marque une rupture avec le passé colonial et s’inscrit dans une vision de gouvernance axée sur l’inclusion et l’équité, garantissant que les bénéfices du pays profitent à toutes les régions et populations.
Le projet de Ciudad de la Paz place également la Guinée Équatoriale sur la carte mondiale en tant que modèle d’urbanisme moderne et durable. En permettant une répartition équilibrée des ressources et en mettant l’accent sur une économie verte, la Guinée Équatoriale entend jouer un rôle clé dans l’émergence de nouveaux modèles de développement pour l’Afrique. Ciudad de la Paz est donc plus qu’une simple capitale administrative : c’est un pôle de développement pour toute la nation et un phare pour l’avenir du continent.
En définitive, ce projet de Ciudad de la Paz pourrait bien inspirer d’autres pays africains en quête d’un développement équilibré et durable, prouvant qu’il est possible de conjuguer croissance, équité et respect de l’environnement dans un même élan. La Guinée Équatoriale, avec cette nouvelle capitale, pourrait devenir un modèle en Afrique, en démontrant qu’il est possible de réinventer les institutions et l’urbanisme tout en intégrant les principes du développement durable.

